puceI. Comment peut-on produire de l'hyroélectricitépuce

Nous allons dans cette partie expliquer ce qu'est l'hydroélectricité et voir quels sont les divers moyens de production d'aujourd'hui et de demain.

puce1. Bref historique

Le début de l'histoire de l'énergie hydraulique remonte à l'Antiquité. On l'utilisait alors pour actionner des roues afin de faire fonctionner des moulins à eau, ou encore pour actionner le soufflet des forges ou pour soulager la peine des travailleurs etc. La force de l'eau fut la principale force motrice utiliser par l'Homme jusqu'a la fin du XVIIe siècle. L'hydroélectricité est née seulement vers la fin du XIXe siècle. Son apparition fut favorisée par la diminution de l'offre du charbon et la demande croissante en électricité, et l'arrivée des turbines hydrauliques vers 1827 fut décisive, ainsi que plus tard la mise en place du système électrique en 1880. Cependant dès les années 1820, les techniques d'exploitation de l'énergie hydraulique se modernisent avec l'invention de nouveaux modèles de roues. Dans les années 1850-1860, Thomas Edison débute la production de génératrices électriques à courant continu. C'est alors que certains meuniers commencèrent à produire de l'électricité à l'aide de leur moulin à eau. Ce serait en 1880, quel le première site hydroélectrique fut construit à Northumberland. La Ottawa Electric Light Company l'aurait construite à Chaudière Falls, sur la rivière Ottawa, afin d'assurer l'éclairage des rues de la ville. En 1890, Nikola Tesla inventa la génératrice à courant alternatif qui permettra l'acheminement de l'électricité sur de plus longues distances. En France, de 1880 à 1914 apparaissent de nombreuses petites sociétés qui assurent la production de l'électricté, à coté de grandes sociétés qui controlent le secteur sur le plan régionale dans les années 1920, puis nationale vers 1930. Parrallèlement les réseaux de transports de courant se mettent en place durant l'entre deux guerres et passent de l'échelle locale, à régionale puis nationale.

puce2. Quelques généralités et définitions

a) Comment obtient-on de l'électricité à partir de l'eau

Nous n’allons pas ici détailler les principaux types d’installations qui permettent d’obtenir de l’électricité à partir de l’eau, mais simplement expliquer le principe qui permet de passer de l’énergie hydraulique à l’énergie hydroélectrique.

Le moyen le plus courant est d’utiliser l'énergie cinétique de l’eau afin de faire tourner une turbine qui reliée à un alternateur permet de produire de l’énergie. Dans le cas où l’énergie cinétique de l’eau est suffisamment importante il suffit d’installer les turbines dans le cours d’eau (cas des grands fleuves ou des hautes chutes où on utilise alors la force de gravitation). Dans le cas contraire, on construit un barrage afin de créer un bassin de rétention pour pouvoir canaliser l’eau et ainsi augmenter la vitesse de l’eau ou la hauteur de chute pour pouvoir actionner les turbines. Plus la hauteur de chute est importante plus l’énergie cinétique sera importante, et donc pourra produire plus d’énergie hydroélectrique.

b) Les turbines

L’arrivée des turbines a grandement participé à l’essor de l’hydroélectricité. On peut distinguer 3 grands types de turbines majoritairement utilisées de nos jours. Mais commençons par définir ce qu'est une turbine.

Une turbine hydraulique transforme en énergie mécanique l’énergie potentielle ou cinétique contenue dans l’eau d’un lac, d’une rivière, d’une chute d’eau, ou d’une quelconque dénivellation. L’élément de base d’une turbine est une roue ou un rotor à ailettes, hélices, lames, aubes disposés sur sa circonférence, de façon que le fluide en mouvement exerce une force tangentielle qui fait tourner la roue et lui confère de l’énergie. Cette énergie mécanique est ensuite transmise par un arbre qui fait tourner un moteur ou un générateur. Voici une animation résumé de ce couple turbine-alternateur.Cliquez ici pour l'afficher

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On peut distinguer parmi ces turbines,

Les turbines Kaplan
Parfaitement adaptée aux basses chutes et très forts débits, avec une roue type hélice, comme celle d'un bateau, c’est une turbine à réaction. Mise au point par Viktor Kaplan, cette turbines a des pales qui peuvent s'orienter en fonction des débits utilisables.

Schema d'une turbine Kaplan Photo d'une turbine Kaplan

Les turbines Francis Elle est plus adaptée pour les moyennes chutes, c’est une turbine à réaction, mise au point par James B. Francis. Elle est composée d'un distributeur, parfois fixe ou parfois mobile et d'une partie tournante.

Schema d'une turbine Francis Schema d'une turbine Kaplan

Les turbines Pelton La turbines Pelton s’utilise pour un débit faible et une grande hauteur de chute, c’est une turbine à action, mise au point par Lester Allan Pelton. La turbine Pelton est caractérisée par ses augets en forme de cuillières coupées en deux., ainsi que par ces injecteurs. C'est la partie qui permet de former un jet d'eau de diamètre voulu pour bien frapper la roue avec toute la force de l'eau. Grâce à lui on peut régler le débit de l'eau à appliquer sur la roue.

Schema d'une turbine Pelton Photo d'une turbine Pelton

c) Les barrages : prédominants dans la production d'hydroélectricité

Qu'est-ce qu'un barrage ?

Un barrage est un ouvrage construit en travers d’un cours d’eau qui doit résister à la poussée de l’eau, afin de créer un bassin de rétention.
Il doit être pourvu d'un dispositif qui permet de laisser passer l'eau que la retenue ne peut stocker, en particulier celle des crues. Cet organe est appelé déversoir pour les petits barrages, ou évacuateur de crues. Il doit être équipé d'une vidange de fond. Cette vidange permet de vider la retenue si cela est nécessaire et de rester maître de la montée du niveau dans la retenue.
Le dernier ouvrage annexe est constitué par la ou les prises d'eau qui servent à l’alimentation de l’usine hydroélectrique.
Voici une animation qui résume le fonctionnement d'une usine hydroélectrique. Cliquez ici pour l'afficher

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Les différents barrages

Le choix du type de barrage pour un site donné est déterminé par des considérations économiques et de sécurité. Mais c’est surtout la nature des fondations qui est décisive dans le choix du barrage à édifier. Parmi tous ces barrages on peut distinguer deux grands types de barrages : les barrages en maçonnerie ou en béton (barrages poids, voûte ou à contreforts) et les barrages en matériaux meubles.

Le barrage poids :
Un barrage poids est un barrage dont la propre masse suffit à résister à la pression exercée par l'eau. Ce sont des barrages souvent relativement épais, dont la forme est généralement simple. Il s’agit du type de barrage le plus stable et qui nécessite le moins de maintenance.
Achevé en 1961, le barrage de Grande Dixence, en Suisse, a une hauteur de 285 m : c’est l’un des plus hauts barrages au monde. Il s’agit d’un barrage-poids en béton de près de 700 m de longueur, bâti sur des fondations rocheuses très stables

Photo du barrage poids de Grande Dixence
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Le barrage voûte
La voûte s’incurve vers le courant d’eau et la force de l’eau est renvoyée vers les parois latérales de la vallée étroite ou du canyon. La courbure des barrages-voûtes était initialement circulaire, mais les outils informatiques (modélisation mathématique) ont permis de concevoir de nouvelles formes, comme les spirales logarithmiques. Dans des conditions favorables, les barrages-voûtes contiennent moins de béton que les barrages-poids et leur stabilité est obtenue plutôt par leur forme que par leur masse propre, cela représente une économie de béton et donc une baisse du coût à l’arrivée Relativement peu de sites conviennent à ce type de barrage. En effet, ils ne sont adaptés qu’à des vallées étroites. Ce sont les ouvrages les plus sûrs lorsque les points d’appui sont immuables.
En France, on peut citer le barrage de Tignes, sur l’Isère.
Ci-dessous une image d’un magnifique barrage voûte-double, en Suisse :

Photo du barrage voûte-double
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Le barrage à conteforts Le barrage est formé d’un mur amont, ou plate-forme, qui supporte l’eau retenue. L’édifice est équipé d’une série de renforts, ou murs triangulaires verticaux, construits pour supporter la plate-forme et redistribuer la poussée de l’eau vers les fondations. De tels barrages sont parfois nécessaires dans des sites où le terrain d’appui est médiocre, ou lorsque la vallée est trop large pour permettre la construction d’un barrage-voûte.
On peut citer le barrage Daniel-Johnson, au Canada, qui est l’un de plus important.

Photo du barrage Daniel-Johnson
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Le barrage mobile
Ce barrage peut s'effacer partiellement ou complètement en cas de crue, de manière à ne pas inonder les terrains en amont. La navigation peut s'effectuer en passant par dessus le barrage couché.

Le barrage en matériaux meubles
Les barrages en matériaux meubles sont des barrages-poids qui n’utilisent pas le béton pour assurer les liaisons et l’étanchéité. Ce sont les barrages les plus résistants aux tremblements de terre. La plupart de ces ouvrages font appel à plusieurs matériaux ; ce sont alors des barrages mixtes.